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L'égalité des genres et le rôle des coopératives dans les pays d'Amérique latine

« Le secteur coopératif d’Amérique s’engage lui aussi dans l’égalité des genres et donne ainsi une vision philosophique de la coopération liée à la responsabilité sociale et humaine envers leurs collaborateurs », écrit Verónica Sánchez Olguín, représentante de la Commission sur l'égalité des genres de la Confédération nationale des coopératives d’activités diverses de la République du Mexique, dans son livre « L’égalité des genres au Mexique et en Amérique : sous l’angle du développement coopératif » Cette étude récemment publiée met en perspective les genres en Amérique et constate que l'expression asymétrique selon laquelle elle est perçue, vécue et évaluée, présente des aspects fortement liés à la philosophie coopérative.

21 juillet 2014

Par la Confédération nationale des coopératives d’activités diverses de la République du Mexique

Par le biais de la création du Comité régional de l’égalité des genres (CREG) qui s’est constitué sous le slogan « Sans égalité pas de développement » pour promouvoir et représenter les intérêts des coopératives et des partisans du coopératisme qui perçoivent l’égalité des genres comme un élément fondamental touchant de manière transversale tous leurs domaines de développement. En 2010 la CREG a réalisé une étude sur l’état de l’égalité des genres, avec la participation de 68 organisations membres de divers secteurs de l’Amérique latine ; l’étude met l’accent sur la structure organisationnelle des coopératives avec des groupes de travail où les hommes occupent principalement les postes de gestion et de représentation tandis que les femmes présentes à une moins grande échelle sont généralement occupées dans l’éducation et les activités administratives.

D’un autre côté, en examinant les actions menées pour l’égalité des genres - qui sont le moteur de certaines organisations coopératives des pays membres de la CREG – et exposées au cours du Forum de la coopération des Amériques 2013, nous constatons que :
• En Argentine, le travail est mené depuis le Comité Cooperar, dans une école de formation pour les femmes, dans le développement de cercles d’études et dans la planification d’actions plus vastes à la recherche d’un plus grand impact.
• Le Honduras, de son côté, conduit la formation d’un Comité et promeut une loi qui permettraient aux voix des femmes d’être entendues au Congrès.
• En République dominicaine, ce sont des activités liées au problème de la violence contre les femmes, de la violence conjugale, ainsi qu’à la consolidation d’un Comité des genres et l’impulsion de professionnels de l’agriculture, la création d’hôpitaux et la visite aux filles vivant dans des situations de violence.
• En Colombie, COOMEVA a adopté une politique d’égalité des genres pour sa coopérative, en plus de l’organisation des événements pour les femmes chefs d’entreprise, la contribution au microcrédit, la formation de capital de risque et de soutien aux entreprises.

L’impulsion donnée à l’égalité des genres dans le coopératisme mexicain

Précédemment le regard posé était centré sur le point de vue de l’égalité des genres liée à la présence et la participation des femmes et des hommes dans le secteur coopératif. Mais que trouve-t-on derrière ces structures et ces formes d’organisation coopérative en matière de l’égalité des genres ?

Dans leurs discours les organisations font valoir que des opportunités existent et que leur accès ne connaît aucune restriction ; les spécialistes quant à eux se réfèrent à l’impulsion d’actions positives qui génèrent de meilleures conditions, toutefois ce sont les femmes qui décident ne pas prendre de risques. Cela nous amène à poser la question : qu’est ce qui empêche l’égalité des genres de devenir une réalité ?

Tous les jours à l’évidence nous font voir les choses sous un angle différent, où les systèmes de croyances au travers desquels nous considérons les hommes et femmes donnent à notre système de relations certaines caractéristiques qui reflètent la culture qui nous accompagne dans nos expériences de vie et, par conséquent, coopératives.

Il est nécessaire de le faire à partir de la complexité de la manière dont nous avons façonné les femmes et hommes en tant qu’individus, comment est le réseau qui a donné la structure et l’organisation de notre coopératisme ; pour comprendre et améliorer les expériences de vie qui nous permettent de construire de nouvelles formes de relation et de co-création , à partir des éléments qui sont inhérents à notre être et qui constituent notre subjectivité, tels que : féminité, masculinité, maternité, paternité, exercice des droits et le pouvoir et la violence sexuelle, articulée à notre forme de collaborer dans des environnements basés sur les valeurs coopératives.

Pour plus d’informations :

Organisation Internationale des Coopératives de Production
Industrielle, Artisanale et de Services

Secrétariat: C/O European Cooperative House - avenue Milcamps 105
1030 Bruxelles, Belgique
Tel: +32 2 543 1033, fax: +32 2 543 1037
E-mail: cicopa[at]cicopa.coop

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